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Sécurité des professionnels de l’information en période électorale : deux membres de l’ABC outillés

Du 05 au 07 septembre 2018, s’est déroulé à Douala un atelier sur la thématique « Renforcement des capacités des Forces de Maintien de l’Ordre (FMO) sur la protection et la sécurité des journalistes et autres professionnels de l’information en période électorale et en temps de crises au Cameroun ». Ces travaux ont été initiés par trois institutions internationales, dont CNUDHD-AC, UNESCO, PNUD. Pour l’occasion, deux blogueurs de l’ABC (Martine Ndo et Tchakounte Kemayou) ont eu l’honneur d’y assister.

Du 05 au 07 septembre 2018, s’est déroulé à Douala un atelier sur la thématique « Renforcement des capacités des Forces de Maintien de l’Ordre (FMO) sur la protection et la sécurité des journalistes et autres professionnels de l’information en période électorale et en temps de crises au Cameroun ». Ces travaux ont été initiés par trois institutions internationales, dont CNUDHD-AC, UNESCO, PNUD. Pour l’occasion, deux blogueurs de l’ABC (Martine Ndo et Tchakounte Kemayou) ont eu l’honneur d’y assister.

Le contexte

La sécurité du pays en période électorale peut être sans doute considérée comme ce qui a motivé l’organisation de cet atelier de formation. Les principaux acteurs mobilisés, dans le cadre de leur profession, pour garantir la crédibilité des élections au sein de l’opinion nationale et internationale ont été appelés à une séance de travail très intense.

L’objectif visé de l’atelier était évidemment la « sensibilisation des forces de maintien de l’ordre sur la protection et la sécurité des journalistes et autres professionnels de l’information en période électorale et en temps de crise ». C’est la suite logique d’une série d’ateliers organisée du 26 juin au 28 juillet tour à tour à N’Gaoundéré, Douala, Bafoussam et à Mbalmayo où 140 professionnels de la communication ont reçu une formation sur « la couverture médiatique du processus électorale et sur leur rôle dans la promotion des élections pacifiques ». Compte tenu de l’implication des FMO dans la sécurité des journalistes et des professionnels de l’information pendant les périodes électorales et des crises, l’organisation d’un autre atelier en leur présence des deux types d’acteurs s’est avérée nécessaire. Ainsi, parmi les 140 professionnels de la communication déjà formés, 13 ont été invités à s’associer aux 30 officiers de la police et de la gendarmerie pour une confrontation.

Les ateliers

De 8h30 à 17h30 pendant trois jours, les participants ont assisté aux exposés de trois experts notamment celui de Charles NTEPPE, Chef Service des Opérations électorales et référendaires à Elecam pour la région du Littoral, du Professeur Tobbie HOND, secrétaire général du Conseil national de la communication (Cnc) et de FONYUY Kiven, expert des droits de l’homme au CNUDHD-AC. Les experts invités ont, en profondeur, fait le tour des droits des journalistes et des professionnels de l’information à exercer leur métier d’une part, et des droits des FMO d’assurer la sécurité d’autre part. Le conflit entre ces deux acteurs est plus visible en temps de crise, notamment en période électoral où la fragile stabilité risque de céder la voie à une déstabilisation. D’un côté, les journalistes et les professionnels de l’information souhaitent respecter le droit des citoyens d’être informé, et de l’autre, les FMO veillent à l’effet boomerang qui pourrait mettre à mal la sécurité de ces mêmes citoyens.

La problématique sur la sécurité des urnes par les FMO a été longuement abordé. Ainsi, il est convenu que les hommes en tenue joue un rôle préventif et dissuasive pour ne pas « intimider » l’électorat le jour du vote. En fait, la présence des hommes en tenue dans le dispositif du personnel de l’institution en charge de l’organisation des élections au Cameroun (Elecam) peut semer le doute et la confusion dans les esprits. C’est donc ici que le rôle des journalistes et des professionnels de l’information est important. A ce titre, il leur est recommandé de garder leur sang-froid afin de ne pas laisser la fibre militante prendre le dessus sur le droit à l’information où les faits doivent primer.

Les recommandations

Après les séances d’exposés ponctuées par des ateliers de travail entre les journalistes et professionnels de l’information et des FMO, quelques recommandations ont été formulées juste avant la clôture de la formation. Au total, 24 recommandations qui mettent chacune en exergue le droit à l’information des citoyens et la nécessité des FMO à protéger ces droits. Pour ce faire, les journalistes et professionnels de l’information doivent exercer en toute sécurité. C’est la raison pour laquelle les deux acteurs doivent avoir une synergie d’action. In fine, les FMO d’une part et les journalistes et professionnels de l’informations d’autres parts sont appelés à construire ensemble une collaboration basée sur la confiance. Cela a l’avantage d’éviter généralement des situations de conflit entre les deux corps.

L’atelier s’est achevé par une cérémonie de clôture présidée par le représentant du gouverneur de la région du Littoral autour de 16h30 le vendredi 07 septembre 2018.

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